lundi 28 février 2011

Angkor au Cambodge !






Je sais que ce jeu de mot (tiré par les cheveux, je vous l'accorde) ne sera pas du goût de certains. Vous l'aurez oublié quand je serai de retour. Eh oui, je continue à me sentir bien au Cambodge. J'en ai profité pour jouer les prolongations.

Sur les traces des moines

Plus qu'au Vietnam ou au Laos, je croise des moines qui partent chercher leur pitance du jour. En fait tous les matins, très tôt, ils sont amenés à mendier leur nourriture auprès de la population locale. A deux, ou en groupe.

En ordre serré










Ou dispersé




Les nonnes sont moins présentes (ou moins visibles), mais j'en croise tout de même régulièrement, le plus souvent seules. Celle-ci était d'une énergie peu commune et tenait absolument à ce que je photographie quelque chose ; je n'ai jamais compris quoi précisément. Elle insistait particulièrement sur la photo, comme si c'était elle. J'ai eu beau regarder de près, je n'y ai pas vu de ressemblance...






Quoi de mieux qu'une sieste sous l'oeil vigilant de Bouddha



Pourquoi d'ailleurs serait-il le seul à pouvoir se le permettre !






Il y en a d'autres qui se les accordent facilement alors que d'autres travaillent. Toujours un peu les mêmes, bizarrement. Je ne fais encore une fois que constater. Loin de moi l'idée d'en tirer des conclusions hâtives.



Dans le camp de ceux qui travaillent pas mal.








Je suis surprise par le nombre de pagodes en construction. Comme me le confiait récemment un Cambodgien, il serait souhaitable que les efforts financiers portent davantage sur les écoles, pour améliorer l'éducation, qui manque cruellement de moyens.


Cependant, je suis tout de même sur la route du Laos (épisode 2, au sud du pays cette fois). Difficile de suivre mes pérégrinations, quand on n'a pas forcément la géographie des pays que je traverse en tête.

Depuis le site d'Angkor (Siem Reap), je suis allée vers l'est, pour rejoindre les villes de Kompong Thom et Kompong Cham, où j'ai retrouvé le Mékong. Je rappelle pour ceux qui l'auraient oublié qu'au départ, je comptais suivre le fleuve Mékong, et non pas un ami de passage baptisé Mékong. A partir de là, je longe ses rives jusqu'à la frontière laotienne, traversant une ville nommée Kratie, puis Stung Treng.
Les routes que j'emprunte actuellement font partie du réseau secondaire, mais pour relier les villes entre elles, mes étapes sont assez longues : entre 120 et 150 kilomètres. Je peine sur la fin des étapes, surtout quand les routes deviennent pistes (poussièreuses), et que les 4x4 (nombreux) ne se donnent surtout pas la peine de ralentir.
C'est pire qu'au Laos, où les chauffeurs épargnent davantage les personnes qui habitent dans les maisons à proximité de ces voies.

Toujours les mêmes arrêts approvisionnement (boisson, surtout) au cours de la journée. Bizarrement, je ne mange pas beaucoup au cours des étapes. En revanche, la température continue de grimper, pour maintenant flirter avec les 40° C, et je bois énormément (eau, coca et jus de canne à sucre revigorant). J'ai appris aujourd'hui que l'eau étant fortement déminéralisée, il est important de compenser par des aliments salés ou sucrés, ou même de la bière (eh oui, ça tombe bien). Et ce pour ne pas se déshydrater.











Le travail dans les campagnes ne bat pas son plein ; comme je l'ai déjà dit, la saison sêche n'est pas la plus propice au travail de la terre. Néanmoins, ici et là, des récoltes ont lieu.



Ramassage de maïs. Bien que gloutonne en eau, cette céréale se retrouve absolument partout.


Dans cette région, il y a une production importante de tabac.


Des travaux agricoles très peu mécanisés. Les tracteurs se comptent sur les doigts d'une main. L'un des seuls aperçus au Cambodge.



Les motoculteurs, eux, sont répandus.







Je redoute un grand traumatisme chez les enfants cambodgiens. Dès leur premiers pas, même avant ça, les parents ont à coeur, dès qu'ils voient un étranger passer, de les inciter à nous saluer d'un "hello" souriant, accompagné d'un geste de la main. Ce geste part d'un bon sentiment. Mais imaginez un instant, adopter cette attitude plusieurs fois par jour, car les touristes sont nombreux... J'ai parfois vu des parents réveiller leur progéniture pour le simple plaisir d'une brêve salutation. Quand ils trop petits, ils accompagnent le geste du bêbê. Ce rituel est fortement implanté. Je culpabilise parfois, car à la fin de la journée, je suis trop lasse pour répondre à tous les gamins qui me sollicitent de la sorte ! Assurément, je compte les bonjours par milliers.






Le bain, une sacro-sainte institution



Les transports locaux







Pont en bambou qui relie la ville de Kompong Cham à des villages situés sur une île, de l'autre côté du Mékong.



Pont sans bambou dans la même ville de Kompong Cham.



Des efforts ont été faits dans de nombreuses villes pour aménager les rives des fleuves et en faire des promenades. Les touristes en profitent autant que les locaux.





Ce cours de gym puis de danse a lieu tous les jours entre 5H et 6H30 puis le soir de 17H30 à 19H30. Une dame d'une soixantaine d'année qui assiste aux cours matin et soir m'y a invitée... J'ai tenu... 5 minutes !

De l'autre côté de la promenade, un espèce de no man's land, repaire de rats.





Balade sur une île jouxtant le Mékong. Une quarantaine de familles y habite. Ils vendent leurs légumes au marché local (courges, aubergines, tomates...). Ils cultivent aussi beaucoup de tabac. Nous avons partagé leur déjeûner, copieusement arrosé. Nous nous demandions si notre "capitaine" allait retrouver le chemin du retour. Nous avons même pu profiter d'un bain dans le Mékong, dont la température devait avoisiner les 32° C.
















Pendant ce temps les femmes et les enfants travaillent. Préparation au sêchage des feuilles de tabac.



Finalement notre "capitaine" a repris la barre, le temps de poser pour une photo...



... car une petite sieste s'imposait !




Depuis un certain temps, je suis moins assidue au coucher de soleil. Je suis sûre que ça vous manquait aussi.





Si vous regardez très attentivement, peut-être verrez-vous des dauphins... En fait, je n'ai jamais réussi à un photographier un seul, pourtant ils étaient nombreux.




Une fois n'est pas coutume, je peux aussi photographier des levers de soleil.



Et d'ailleurs, je vous laisse car je dois me lever à 5H3O demain pour une étape de 150 kilomètres. Et pour prendre des photos...

Invitation eau voyage

Depuis que l'idée a germé, un temps certain s'est écoulé. Eh oui, déjà deux ans que le projet de départ ne me quitte pas. Enfin presque. Certes, il a pris le temps de revêtir toutes les formes possibles et imaginables. Pourtant, quand il a émergé de mon esprit embrouillé, je me suis imaginé que c'était l'idée du siècle. Que personne auparavant n'avait pu concevoir quelque chose d'approchant. Modeste que je suis…
Dès que je me suis penché sur la question pour préciser l'étincelle de départ, je me suis rendu compte qu'à peu près tout avait déjà été envisagé et accompli, le plus souvent, superbement. Alors, retour au point zéro? Point du tout.
L'objectif n'est pas de concevoir l'exploit, mais de mettre en place un voyage sur le long cours qui remplissait plusieurs fonctions. Dans ce tohu-bohu d'envies multiples, l'idée prévalait d'en restituer du contenu. Voyageant seule, ma façon de partager est d'associer les autres.
L'envie n'est pas seulement de voyager. Même si le voyage m'attire irrésistiblement, je désire le vivre différemment, et donc le construire aussi autrement. C'est ce que je m'efforce de réaliser depuis… quelque temps.